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Angl. Biodiversity

Esp. Biodiversidad

 

→ Anthropocène, climat, collapsologie, écocide

Les relations géopolitiques se trouvent aujourd’hui bouleversées par la reconnaissance de phénomènes qui n’ont rien de nouveau mais qui restaient ignorés ou minorisés, tels que l’évolution du climat, l’érosion accélérée de la biodiversité ou l’épuisement des ressources non renouvelables de la planète. La prise de conscience de cette reconfiguration du système mondial et la reformulation qu’elle impose se font de manière hésitante et souvent discrète, malgré les nombreuses études scientifiques et les commentaires philosophiques qui lui accordent crédibilité et rationalité.

 

Le climat

Parfois controversée, l’influence de l’homme sur l’évolution de la planète a donné lieu dans un premier temps à l’organisation de conférences mondiales sur ces questions. Les scientifiques en avaient souligné la gravité, jusqu’à forger la notion d’une ère nouvelle appelée anthropocène, qui consacre la complexification et l’unification de l’évolution d’un ensemble où l’humanité et l’écosystème deviennent interdépendants. Le phénomène, daté différemment selon les spécialistes mais qui remonte à l'avènement de la société industrielle, est caractérisé par l'utilisation massive des hydrocarbures et la concentration de CO2 dans l'atmosphère (283 ppm. en 1800,  311 en 1950, 409 ppm en 2018). Selon les projections d’une étude publiée en 2018 dans Nature Climate Change (Smith et al., 2018), ce chiffre pourrait atteindre 550 ppm en 2050 au rythme actuel, ce qui aggraverait fortement la malnutrition dans le monde si l’on tient compte dans le même temps des événements climatiques extrêmes et de la surpopulation, qui entraineront le déclin de l’agriculture et des carences en éléments essentiels tels que le zinc, le fer ou les protéines pour des centaines de millions de personnes.   

Le rapport Meadows de 1972 avait déjà signalé, dans une indifférence quasi générale,  l’effet destructeur, à moyen terme, du phénomène dit de croissance appliqué à quasiment tous les secteurs de l’activité humaine. Le rapport, intitulé Limits to Growth (Halte à la croissance ? en français), commandé par le Club de Rome et actualisé par la Smithsonian Institution en 2012 dans une version passée elle aussi presque inaperçue,  s’interrogeait sur le destin de l’humanité et mettait en question le paradigme et l’idéologie de la croissance. La perspective adoptée alors  par cette association internationale (ou OING), de fait transnationale, composée de 70 personnalités issues de 25 pays et quelquefois dénommée « Collège invisible », se fondait sur l’interdépendance de facteurs variés de nature économique, politique, écologique et sociale tels que la pauvreté en milieu d’abondance, la dégradation du milieu, la surpopulation, la défiance à l’égard des institutions, une urbanisation anarchique, l’insécurité en matière d’emploi, l’aliénation de la jeunesse, le rejet des valeurs traditionnelles, l’inflation et d’autres crises monétaires et économiques. Ces divers facteurs étaient vus comme « éléments en interaction dynamique » au sein d’un système global dont dépend l’humanité dans son ensemble. Se voulant libre de toute obédience idéologique, politique ou nationale, la démarche du Club de Rome s’inscrivait dans le prolongement de son « Projet sur le sort de l’humanité », conçu dès 1968, et proposait aux dirigeants du monde de prendre de nouvelles initiatives pour répondre à la « problématique mondiale ». Celle-ci, pensaient ses membres, était à ce point complexe que les institutions et les politiques classiques n’étaient plus capables d’y faire face, ni même de saisir la globalité et l’interdépendance de ses multiples implications.

 

Le vivant

Par la suite, de nombreuses publications émanant de centres de recherches scientifiques virent le jour, régulièrement commentées par des études sociologiques ou philosophiques. En 1988, par exemple, l’historien américain Joseph Tainter soutenait dans The Collapse of Complex Societies que les causes observables de l’effondrement, telles que la dégradation environnementale, résultent d’une diminution des rendements de l’énergie, de l’éducation et de l’innovation technologique. De nombreux auteurs, comme John Ralston Saul (2005), Jared Diamond (2006) ou Jean-Pierre Dupuy (2004), confirmaient l’évolution désormais reconnue comme non viable d’un système planétaire dont René-Jean Dupuy (1986, 1989) avait justement signalé l’unification, la complexification et la « clôture ».

La comparaison de ces diverses études montre aujourd’hui que les prévisions du MIT reprises dans le rapport Meadows étaient plus optimistes que la réalité de ces 30 dernières années et que la réduction des ressources naturelles, de même que celle des ressources alimentaires, est plus rapide que prévu. Ainsi, le physicien australien Graham Turner, qui a succédé à Dennis Meadows, estime que si l'humanité continue à consommer plus que la nature ne peut produire, un effondrement économique se traduisant pas une baisse massive de la population se produira aux alentours de 2030.

Dans un deuxième temps, les études s’accumulèrent, sous l’impulsion notamment du groupement intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont les rapports successifs précisaient les effets climatiques, et donc écologiques, du facteur humain. L’accumulation et la cohérence des constats scientifiques réunis par l’organisation conduisit à de nombreuses réunions internationales, dont celle des Etats-parties (près de 200) à la convention-cadre des Nations unies sur l’évolution du climat à Paris (COP21) de décembre 2015, conclue par un accord sur la nécessité de restreindre le réchauffement du climat sous le seuil des 2°C, voire de 1,5° au-dessus des niveaux préindustriels. Les Etats ne se sont toutefois engagés en 2016 qu'à des réductions de leurs émissions de gaz à effet de serre correspondant  à un réchauffement d'environ 2,5°C, ce qui déjà provoquerait des catastrophes en série. Peu décidés à se donner davantage de moyens politiques, ils se reposèrent par ailleurs sur un rapport postérieur du GIEC sur la question du 1,5  °C, à l’occasion de sa réunion plénière d’octobre 2016 à Bangkok, qui elle-même renvoya la rédaction du rapport à 2018.

Dans un troisième temps, l’attention des scientifiques et, plus tardivement, de l’opinion, se centra sur la réduction accélérée des espèces vivantes de l’écosphère. Les paléontologues ont par exemple démontré que l’apparition de l’homme en Amérique déclencha la disparition de nombre d’espèces, la diminution de la taille de ceux qui y survécurent et la réduction générale des populations. On accusa d’abord la colonisation du continent qui, dans la première moitié du XIXe siècle, perdit la plupart de ses bisons (30 millions à l’époque), de ses antilopes (deux millions) et de ses chiens de prairie. Selon Gerardo Ceballos (2018), une seule colonie au Texas s'étendant sur plus de 400 km2 comptait des centaines de millions d'individus. En Afrique, un seul troupeau d'éléphants filmé dans les années 1940 était estimé à plus de 20.000 animaux, alors qu’il en reste aujourd’hui 400.000 sur le continent, contre 3 à 5 millions au début du 20ème siècle. Certaines espèces de mammifères et d'oiseaux pourraient avoir perdu plus de la moitié de leurs effectifs à la fin du siècle. Dans le même temps, la population africaine devrait doubler d'ici à 2050 pour atteindre 2,5  milliards de personnes, alors que l’agriculture se voit menacée de dégradation et que la productivité des lacs en poissons aura baissé de 20  % à 30  %, en raison du dérèglement climatique, mais aussi des subsides accordés à la pêche, qui déséquilibrent le commerce et dégradent les conditions de vie. Les programmes agro-écologiques ne sont guère plus efficaces, car la subsidiation des biocarburants (leur production a été multipliée par dix, celle du bioéthanol par quatre) a ont de fait aggravé l’érosion de la biodiversité. Enfin, de grands barrages sont en construction en Afrique (comme d’ailleurs en Amérique latine et en Asie), qui ont pour effet de fragmenter et de dégrader les habitats d’eau douce.

Ce ne sont là cependant que les effets tardifs, bien que spectaculaires, des migrations humaines (99,5% de l’histoire de l’homme) grâce à l’étude des registres fossiles depuis plus de 125.000 ans. Il y a quelque 14.000 ans, le continent américain abritait des mammouths de 10 tonnes et de 5 mètres au garrot, plus au sud des rhinocéros laineux (2 mètres au -garrot pour 3 tonnes) et, dans les régions tropicales, les tigres à dents de sabre (450 kg, 3,5 mètres de long) et les gigantesques paresseux terrestres (4 tonnes et jusqu'à 6 mètres de la tête à la queue), en relative sécurité. La disparition de ces animaux en moins de 3.000, de même que la réduction de la taille des animaux, se fondent ici sur des études biologiques liées, entre – 40.000 et – 10.000 ans, à la réduction de l'âge du sevrage de 8 à 5 ans consécutif à plusieurs millénaires de chasse régulière, et excluent tout autre événement tel que le stress climatique ou la chute d’un météorite (disparition des dinosaures) (Science, 20 avril 2018).

 

L’avenir ?

L’ensemble de ces phénomènes a engendré la notion de « sixième extinction » du vivant, en référence à la cinquième extinction subie par la Terre avec l'extinction des dinosaures il y a 66  millions d'années (Ceballos et al., 2015). L’extinction actuelle est massive et s’accélère, car les disparitions d'espèces ont été multipliées par 100 depuis 1900, un rythme sans équivalent dans l’histoire du vivant. Pour ne prendre que deux exemples, le Muséum national d'histoire naturelle et le Centre national de la recherche scientifique en France calculent que les populations d’oiseaux se sont effondrées d'un tiers en quinze ans en France, tandis que des chercheurs montraient que le nombre d'insectes volants a décliné de 75  % à 80  % en Allemagne entre 1990 et 2017.

Aussi la notion de changement climatique se trouve-t-elle complétée aujourd’hui par celle des menaces pesant sur les écosystèmes et, par là même, sur la survie de l’humanité. L’événement scientifique qui a marqué cette évolution des mentalités est la création en 2012 de l’organisme indépendant IPBES (Intergovernmental Science Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services/ Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques) sous l'égide de l'ONU. Parfois surnommée « GIEC de la biodiversité » en référence au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, cette OIG rassemble 129 Etats en 2019. Son objectif est d'établir régulièrement la synthèse des connaissances disponibles sur la biodiversité, sur les effets de son érosion et sur les solutions envisageables en vue de sa préservation. Son dernier rapport (2019) synthétise des recherches étalées sur trois années et portant sur quatre régions : l'Afrique, les Amériques, l'Asie-Pacifique et l'Europe-Asie centrale. Les médias ont repris pendant quelques jours le cri d’alarme qu’elle lança : « La nature décline globalement à un rythme sans précédent dans l'histoire humaine - et le taux d’extinction des espèces s’accélère, provoquant dès à présent des effets graves sur les populations humaines du monde entier », dans sa 7ème session plénière, réunie du 29 avril au 4 mai 2019 à Paris. Son bilan général compte 800 à 1.000 pages rédigées par plus de 550 experts bénévoles de 100  pays et se fonde sur plus de 10.000  publications scientifiques, des sources gouvernementales ou non gouvernementales et des savoirs autochtones. L’IPBES publie par ailleurs des rapports spécifiques comme celui publié en mars 2019, qui traite de l'état des sols du monde, de plus en plus dégradés par la pollution, la déforestation, l'exploitation minière et les pratiques agricoles.

 

Interprétations

Divers paradigmes sont apparus pour analyser ces phénomènes inédits et formuler des hypothèses sur leur évolution future. La mésologie, par exemple, s’inspire des travaux du géographe Augustin Berque pour critiquer la thèse de l’inéluctabilité du mouvement anthropocénique et repenser les interactions entre l’homme,  la planète et ses écosystèmes. La méthode est ici aussi transdisciplinaire et puise dans les sciences dures comme dans les sciences humaines pour élaborer une nouvelle géographie, fondée sur une rupture épistémologique et ontologique (Augendre, Llored et Nussaume 2018). 

Diverses théories reprennent de leur côté la possibilité d’un effondrement, graduel ou soudain, des écosystèmes et par là des sociétés humaines et de la civilisation. Le philosophe Jean-Pierre Dupuy (2004) arrive à cette même conclusion d’un avenir certain mais indéfini menant à l’autodestruction. Il propose un « catastrophisme éclairé » face à l’altération des conditions nécessaires à la survie de l’humanité. Une théorie récente est la collapsologie, terme forgé par Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur ouvrage de 2015, où ils tentent dans une perspective transdisciplinaire de théoriser la possibilité d’un effondrement de notre civilisation, déjà évoqué par le Club de Rome. Cinquante-six ans après le rapport Meadows, la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS) revient en août 2018 sur cette éventualité et affirme, en fonction des mêmes analyses et des mêmes concepts, que nous serions à l’aube d’un basculement sans précédent provoquant un effet en domino qui rendrait certaines parties de notre planète inhabitables d’ici quelques décennies.

Citons aussi la proposition du courant transhumaniste de contredire ce qu’il nomme « effondrisme » en prônant la culture de la résilience par un mode de vie simple et autonome et l’exploitation accrue des technologies. Les transhumanistes imaginent intervenir par des moyens physiques, biologiques et psychologiques sur le fonctionnement intellectuel et biophysique de l’être humain. Ils proposent de lutter parallèlement contre les dégâts écologiques par la mise au point de nouvelles technologies « vertes », voire d’inverser l’évolution du climat terrestre par des opérations de géo-ingénierie à grande échelle.

Sur le plan juridique, rappelons l’initiative de Corinne Lepage (Cosmopolis, 2018/1-2), avocate et ancienne ministre du président français François Hollande, qui fut à l’origine de la proposition de déclaration universelle des droits de l'humanité déposée en septembre 2015 dans le cadre de la COP21 (21e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la 11e conférence des parties siégeant en tant que réunion des parties au protocole de Kyoto (CMP11). Le document conçoit une nouvelle génération de droits imposée par l’état de la planète, mais aussi de ses habitants, en faisant de l'humanité un sujet de droit, et des biens culturels et naturels le patrimoine de l'humanité. Bien que la Déclaration ne soit pas un traité international sur l’environnement ni un complément de la Déclaration universelle des droits de l’homme, elle veut marquer la prise de conscience par l’humanité de l’unité des problèmes auxquels elle est confrontée, au-delà de la diversité des responsabilités et des moyens d’action disponibles. Le texte se fonde sur les quatre principes de la responsabilité, de la dignité (qui intègre le droit au développement, la pérennité de l’humanité et l’équité intergénérationnelle), six droits et six devoirs aisément compréhensibles dans toutes lez cultures. Il lie la nature et l’humain, fixe les responsabilités de tous – personnes physiques ou morales, publiques ou privées, nationales ou internationales, à l’égard des générations présentes et futures face aux enjeux écologiques, du développement, de la paix et de l’évolution des technologies.

Pour ce qui est de l’action  pratique, la société civile (SC) n’est pas en reste et se diversifie en milliers de démarches locales ou propres à un domaine particulier dans le but de freiner le réchauffement du climat, de préserver les écosystèmes, d’anticiper et de gérer les risques dans les zones menacées, de transformer les systèmes productifs sensibles et de promouvoir les bonnes pratiques de gestion des ressources en eau et des pratiques agricoles. Depuis 2015, la SC multiplie dans de nombreux pays (Australie, Belgique, France, Pakistan, Pays-Bas, Philippines, Norvège, etc.) les actions en justice pour exiger des Etats qu’ils s’engagent davantage contre le réchauffement climatique. Au niveau européen, onze familles travaillant dans les secteurs de l’agriculture et du tourisme, ainsi que l’association suédoise de défense des jeunes autochtones samis ont déposé en mai 2018 un recours en justice auprès de l’UE pour faire annuler la législation européenne sur les émissions de gaz à effet de serre, jugée insuffisante et non conforme à l’Accord de Paris. Le tribunal de l’UE a déclaré le recours irrecevable, mais reconnaît toutefois le caractère contraignant des contributions nationales dans le cadre de l’Accord de Paris en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’UE d’au moins 40% d’ici 2030 par rapport à 1990. Les États-Unis, de leur côté, connaissent depuis plus de dix ans des procès tels que Massachusetts v. Environmental Protection Agency(2007) ou American Electric Power v. Connecticut (2011), dont l’objet était de faire appliquer la réglementation existante en matière de pollution de l’air et de l’élargir au changement climatique.

Ces diverses initiatives semblent radicales, mais se fondent sur les constitutions, les lois nationales, les plans climat ou les traités internationaux (Protocole de Kyoto, Accord de Paris). Leur nouveauté est de déborder les sphères scientifique et politique pour formuler la question climatique en termes de justice et de droits et d’en faire une cause citoyenne à la fois locale, mondiale et transgénérationnelle.

 


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