- Exposé des motifs -
Tous les universitaires se trouvent à un moment ou à un autre dans la situation de devoir organiser un colloque, un séminaire ou une journée d’études à dimension internationale.
C’est toujours l’occasion d’un choix difficile et complexe, mais la pente devenue presque naturelle, alors qu’elle ne l’est pas, est celle d’un implicite consensuel, le PPCD linguistique, c’est-à-dire l’anglais. On ne peut défendre le plurilinguisme et céder à une telle facilité.
La problématique devient encore plus prégnante dans le cas des Alliances universitaires européennes. Alors même que des ambitions plurilingues sont affichées, trop de sites des Alliances sont uniquement en anglais exclusif ainsi que la plupart des lettres d’information.
Il faut souligner que les appels à communication, à projets ou à candidatures ne sont pas rédigés par de vrais anglophones et ne font pas l’objet de validation par des natifs ou des traducteurs professionnels.
Cette situation n’est pas tenable dès lors que l’on affiche des ambitions plurilingues et que l’on respecte la diversité linguistique et culturelle. L’attitude donne à la démarche scientifique que l’on prône toute sa pertinence et sa portée.
- Résolution -
L’OEP lance un appel aux universitaires exerçant leurs missions d'enseignement et de recherche dans une université européenne pour que :
- les appels à communications, à contributions, à projets et à candidatures soient rédigées et publiées au minimum et d’abord dans la ou les langues du ou des émetteurs de projet, puis en anglais et dans la ou les langues du pays d’accueil de la manifestation.
- que les sites internet et les lettres d’information des Alliances universitaires européennes soient systématiquement présentés dans toutes les langues des universités et établissements partenaires et utilisent au besoin pleinement les ressources de la traduction assistée.